C'était un jeudi soir 12 août sur Terre. J'étais allongé là sur le sol auprès de toi, scrutant le ciel à la recherche de petites traces éphémères laissées par quelques poussières se heurtant à l'atmosphère. Nous étions assis là tels deux pilotes dans un navire traversant l'univers à une vitesse folle. Pendant un moment j'ai eu le tournis, l'impression d'être conscient de la rotation et de la direction de notre fragile véhicule planétaire. Pendant un moment je me suis demandé si j'étais bien éveillé, si ce moment était réalité. J'ai vu quelques petits points de lumière ici et là, si peu perceptibles que je pouvais les confondre à des taches que l'on voit après avoir été ébloui par la soleil ou la neige claire. Puis, soudainement, j'ai vu une grande trainée presque orangée qui avait l'air de me saluer. J'ai eu la chance de voir trois belles étoiles filantes et secrètement j'ai fait 3 voeux avant que la Lune ne vienne nous empêcher de les voir. On a cru un moment que la Lune avait tout gâché, mais en se retournant de l'autre côté on a pu admirer un tout autre spectacle, celui des nuages éclairés par l'astre de la nuit, comme une grande toile nous donnant l'illusion de contempler Jupiter en gros plan, avec ses mouvements et ses tourbillons, comme si soudainement la Terre entrait dans son orbite. Quelle spectacle démesuré, mosaïque d'imagination et de réalité.
C'était un vendredi matin 13 août sur Terre. Je me suis réveillé en me demandant si j'avais rêvé. Puis, en me retournant je t'ai senti couché près de moi, endormi. Alors j'ai compris que mon premier voeu s'était réalisé.
jeudi 26 août 2010
vendredi 5 mars 2010
Mirador
Depuis quelques jours j'écoute intensivement un album d'un auteur-compositeur interprète qui s'appelle Pierre Flynn. L'album s'intitule « Mirador ». Un mirador, c'est un lieu surélevé, habituellement une tour, d'où on peut observer et surveiller tout autour. Titre inspirant. Certaines phrases-clé de ces chansons m'inspirent.
« ♫♪ Je vais ou la musique m'emmène ♫♪ » Ça résume pas mal ma vie jusqu'à ce jour. Je me considère comme un gars vraiment chanceux et privilégié. Je n'ai jamais établi de stratégie de vie. J'ai bien eu certains objectifs mais mineurs. Je pense que je ne me suis jamais réellement fixé un vrai but, sinon de saisir le moment présent et d'apprécier le simple fait d'être encore en vie, à chaque jour et à chaque instant. Je ne prends rien pour acquis, et je suis capable d'émerveillement et d'émotion. Je prends tout ce que la vie m'apporte. Je déguste. Je savoure. La présence des gens autour de moi, c'est ce qui m'est le plus cher au monde, et je suis capable d'immensément d'amour, amour qui peut se manifester de centaines de façons. Certains me disent naïf, mais je suis au contraire très lucide, je connais ma place à chaque instant et avec chaque personne. Je suis un caméléon, et rares sont les gens avec qui je ne puisse pas m'accommoder. Les gens sont intrigants, ils sont intéressants. Ils sont mystérieux. J'essaie de les comprendre, comprendre pour mieux les aimer. « ♫♪ Nous cherchons les humains de la tribu, nous cherchons la musique et la fête ♫♪ »
« ♫♪ Et tout ce qui me reste à faire aujourd'hui, c'est sauver ma vie ♫♪ ». Le style de vie que je mène n'est pas bon pour ma santé. Excès d'alcool, mauvaise alimentation, manque de sommeil, manque d'exercice, cigarette, etc. À ce jour je n'ai pas eu d'incidents majeurs sur ma santé et j'en suis très conscient et reconnaissant. Par contre je dois commencer à penser à moi, et à me concentrer là-dessus. Depuis deux semaines j'ai recommencé à aller nager le matin avant d'aller travailler. Si tout va bien dans quelques mois je vais commencer le gym et cesser de fumer. Il y a quelqu'un quelque-part qui veille sur moi, mais je ne peux pas prendre ça pour acquis et je dois mettre l'énergie nécessaire au changement, je dois sortir de mon inertie. C'est dur et ça me fait peur, j'ai peur de ne pas être capable. Je suis dans une zone de confort de laquelle je peine à sortir, mais je suis rendu là et je dois me faire une raison. Je suis comme dans un cocon duquel je dois émerger. « ♫♪ Y'a t-il quelqu'un qui veille sur nous, je sait pas, je chante malgré tout ma prière ♫♪ »
« ♫♪ Les yeux fermés j'entends l'écho lointain, je me souviens du temps et de l'espace d'où je viens ♫♪ ». Je réalise ces temps-ci que je dois me rapprocher de mes parents et de ma famille. Mes parents vieillissent. Je les sent plus fragiles, je les sent un peu usés par la vie. Mes parents m'ont toujours inspiré et sont un modèle. Ma mère est une aimante, mais qui a toujours eu de la difficulté à exprimer son amour. Je ne peux rien cacher à ma mère. Quand ça mijote trop dans ma tête j'évite d'aller la voir parce-que ca me tentes pas de tout lui déballer mon sac pour l'épargner, et je sait qu'elle sait quand ça ne va pas. Ma mère a eu une attaque cardiaque il y a environ douze ans et elle ne fait pas beaucoup attention à sa santé. Ça m'inquiète. Santé usée par des années de travail à la petite semaine, faute d'éducation, à faire des métiers que les gens de ma génération ne serions même pas capable de faire. Mon père est plus réservé et conservateur. Il y a plein de sujets que je ne discute pas avec lui, par pudeur. Mon père est un exemple de père de famille modèle, qui a toujours subvenu aux besoins de la famille malgré un revenu instable et un métier précaire de chauffeur de taxi. Il est très éduqué, il a déjà été enseignant d'anglais, mais a foutu ça là par écœurement et par principe. Mon père m'a appris le gros bon sens, la valeur de la connaissance, l'amour de mon pays, l'honnêteté et une certaine dérision face à la vie. Ma mère m'a appris l'amour, la passion, le pardon et l'importance du travail. Certains de mes bons amis ont perdu leur mère ou leur père récemment, et je suis incapable d'envisager perdre les miens. Je dois m'approcher d'eux, briser certains tabous et éliminer certaines barrières. Je dois leur dire que je les aime. Il faut boucler la boucle, je ne veut pas avoir de regrets quand ils seront partis. « ♫♪ N'attends pas on est fragile sur le fil devant l'immensité, n'attends pas, il y a tant faire sur cette Terre avant de se quitter ♫♪ »
« ♫♪ Un enfant qui chante mais qu'on ne voit pas♫♪ ». Quelle merveilleuse famille que ma soeur a ! trois beaux neveux, une belle nièce. Je ne suis pas assez présent pour eux. J'ai l'impression parfois d'être un mauvais oncle. Je vais tenter de passer plus de temps de qualité avec eux. Ma sœur et moi sommes idéologiquement opposés, mais je l'aime beaucoup et je suis en admiration totale devant son dévouement pour sa famille et son mari. Elle est forte, un exemple à suivre. Je ne sait pas comment elle fait pour tout faire ce qu'elle fait dans une journée, avec ses problèmes aigus d'asthme, je lui lève mon chapeau. Ça doit être sa foi qui lui donne cette force. Oh des fois que j'aimerais avoir la foi. « ♫♪ J'aimerais être courageux comme une femme ♫♪ »
« ♫♪ Nous voici devant l'océan de sérénité ♫♪ » Je rêve de naviguer. Je rêve de posséder un navire et de partir au large. Je rêve de traverser les océans, de ne faire qu'un avec le ciel et la mer. Je rêve de soleil et de bleu, du grand bleu. Quelle liberté que de se laisser emporter par les vents et les courants, que de lutter contre et danser avec les éléments. Suivre la marée, arriver à bon port ou en crever. Crever dans la mer, en contemplant les rayons du soleil percer la masse aqueuse de l'océan. Mais surtout voir, voir le monde en temps réel, en temps vivant. Voguer voguer et ne fait qu'un avec les éléments. Voguer voguer en regardant les astres de la voie lactée. Voguer, vivre, aimer, mourir. Jacques, moi aussi je rêve de me reposer aux Marquises, pacifiquement devant cet océan, sereinement « ♫♪ Dans nos rêves il y a la clé de notre guérison ♫♪ ».
« ♫♪ Ton coeur il me faudra mériter ♪♫ ». J'ai volontairement choisi, il y a plusieurs années, de ne plus soumettre mon coeur au ballotage. Plusieurs déceptions amoureuses ont jalonné mon cheminement. Ces peines sont amères et indisposent longtemps. Ça fait tellement longtemps que je suis célibataire, que j'ai l'impression de ne plus reconnaître le sentiment amoureux. Ça me fait un peu peur. C'est déstabilisant de penser qu'on ne sait plus comment on se sent. Dès que j'éprouve une émotion quelconque, je dois m'arrêter pour l'analyser afin de comprendre ce qui se passe. J'ai été déprogrammé. Je me suis déprogrammé volontairement. Adieu la spontanéité. J'ai bien réussi ce que je voulait. Mais aujourd'hui je me demande si c'est bien cela que je voulait en réalité. Je me surprends quelquefois à penser que ça serait bien de compter vraiment pour quelqu'un, d'être la personne la plus importante aux yeux d'un individu, à part lui évidemment. Et moi ? Et moi dans tout ça ? Suis-je prêt à me consacrer à une relation amoureuse ? Je ne sait pas, je ne sait plus. Je suis mêlé. Je vais mettre ces idées sur le mijoteur et attendre d'avoir un signe. Je souhaite juste que si l'amour cogne à ma porte je saurai le reconnaître. Hey l'amour ! Long time no see ! Wassup ? On va prendre un café ? ... ♫♪ En toi danse le monde ♪♫
« ♫♪ Je vais ou la musique m'emmène ♫♪ » Ça résume pas mal ma vie jusqu'à ce jour. Je me considère comme un gars vraiment chanceux et privilégié. Je n'ai jamais établi de stratégie de vie. J'ai bien eu certains objectifs mais mineurs. Je pense que je ne me suis jamais réellement fixé un vrai but, sinon de saisir le moment présent et d'apprécier le simple fait d'être encore en vie, à chaque jour et à chaque instant. Je ne prends rien pour acquis, et je suis capable d'émerveillement et d'émotion. Je prends tout ce que la vie m'apporte. Je déguste. Je savoure. La présence des gens autour de moi, c'est ce qui m'est le plus cher au monde, et je suis capable d'immensément d'amour, amour qui peut se manifester de centaines de façons. Certains me disent naïf, mais je suis au contraire très lucide, je connais ma place à chaque instant et avec chaque personne. Je suis un caméléon, et rares sont les gens avec qui je ne puisse pas m'accommoder. Les gens sont intrigants, ils sont intéressants. Ils sont mystérieux. J'essaie de les comprendre, comprendre pour mieux les aimer. « ♫♪ Nous cherchons les humains de la tribu, nous cherchons la musique et la fête ♫♪ »
« ♫♪ Et tout ce qui me reste à faire aujourd'hui, c'est sauver ma vie ♫♪ ». Le style de vie que je mène n'est pas bon pour ma santé. Excès d'alcool, mauvaise alimentation, manque de sommeil, manque d'exercice, cigarette, etc. À ce jour je n'ai pas eu d'incidents majeurs sur ma santé et j'en suis très conscient et reconnaissant. Par contre je dois commencer à penser à moi, et à me concentrer là-dessus. Depuis deux semaines j'ai recommencé à aller nager le matin avant d'aller travailler. Si tout va bien dans quelques mois je vais commencer le gym et cesser de fumer. Il y a quelqu'un quelque-part qui veille sur moi, mais je ne peux pas prendre ça pour acquis et je dois mettre l'énergie nécessaire au changement, je dois sortir de mon inertie. C'est dur et ça me fait peur, j'ai peur de ne pas être capable. Je suis dans une zone de confort de laquelle je peine à sortir, mais je suis rendu là et je dois me faire une raison. Je suis comme dans un cocon duquel je dois émerger. « ♫♪ Y'a t-il quelqu'un qui veille sur nous, je sait pas, je chante malgré tout ma prière ♫♪ »
« ♫♪ Les yeux fermés j'entends l'écho lointain, je me souviens du temps et de l'espace d'où je viens ♫♪ ». Je réalise ces temps-ci que je dois me rapprocher de mes parents et de ma famille. Mes parents vieillissent. Je les sent plus fragiles, je les sent un peu usés par la vie. Mes parents m'ont toujours inspiré et sont un modèle. Ma mère est une aimante, mais qui a toujours eu de la difficulté à exprimer son amour. Je ne peux rien cacher à ma mère. Quand ça mijote trop dans ma tête j'évite d'aller la voir parce-que ca me tentes pas de tout lui déballer mon sac pour l'épargner, et je sait qu'elle sait quand ça ne va pas. Ma mère a eu une attaque cardiaque il y a environ douze ans et elle ne fait pas beaucoup attention à sa santé. Ça m'inquiète. Santé usée par des années de travail à la petite semaine, faute d'éducation, à faire des métiers que les gens de ma génération ne serions même pas capable de faire. Mon père est plus réservé et conservateur. Il y a plein de sujets que je ne discute pas avec lui, par pudeur. Mon père est un exemple de père de famille modèle, qui a toujours subvenu aux besoins de la famille malgré un revenu instable et un métier précaire de chauffeur de taxi. Il est très éduqué, il a déjà été enseignant d'anglais, mais a foutu ça là par écœurement et par principe. Mon père m'a appris le gros bon sens, la valeur de la connaissance, l'amour de mon pays, l'honnêteté et une certaine dérision face à la vie. Ma mère m'a appris l'amour, la passion, le pardon et l'importance du travail. Certains de mes bons amis ont perdu leur mère ou leur père récemment, et je suis incapable d'envisager perdre les miens. Je dois m'approcher d'eux, briser certains tabous et éliminer certaines barrières. Je dois leur dire que je les aime. Il faut boucler la boucle, je ne veut pas avoir de regrets quand ils seront partis. « ♫♪ N'attends pas on est fragile sur le fil devant l'immensité, n'attends pas, il y a tant faire sur cette Terre avant de se quitter ♫♪ »
« ♫♪ Un enfant qui chante mais qu'on ne voit pas♫♪ ». Quelle merveilleuse famille que ma soeur a ! trois beaux neveux, une belle nièce. Je ne suis pas assez présent pour eux. J'ai l'impression parfois d'être un mauvais oncle. Je vais tenter de passer plus de temps de qualité avec eux. Ma sœur et moi sommes idéologiquement opposés, mais je l'aime beaucoup et je suis en admiration totale devant son dévouement pour sa famille et son mari. Elle est forte, un exemple à suivre. Je ne sait pas comment elle fait pour tout faire ce qu'elle fait dans une journée, avec ses problèmes aigus d'asthme, je lui lève mon chapeau. Ça doit être sa foi qui lui donne cette force. Oh des fois que j'aimerais avoir la foi. « ♫♪ J'aimerais être courageux comme une femme ♫♪ »
« ♫♪ Nous voici devant l'océan de sérénité ♫♪ » Je rêve de naviguer. Je rêve de posséder un navire et de partir au large. Je rêve de traverser les océans, de ne faire qu'un avec le ciel et la mer. Je rêve de soleil et de bleu, du grand bleu. Quelle liberté que de se laisser emporter par les vents et les courants, que de lutter contre et danser avec les éléments. Suivre la marée, arriver à bon port ou en crever. Crever dans la mer, en contemplant les rayons du soleil percer la masse aqueuse de l'océan. Mais surtout voir, voir le monde en temps réel, en temps vivant. Voguer voguer et ne fait qu'un avec les éléments. Voguer voguer en regardant les astres de la voie lactée. Voguer, vivre, aimer, mourir. Jacques, moi aussi je rêve de me reposer aux Marquises, pacifiquement devant cet océan, sereinement « ♫♪ Dans nos rêves il y a la clé de notre guérison ♫♪ ».
« ♫♪ Ton coeur il me faudra mériter ♪♫ ». J'ai volontairement choisi, il y a plusieurs années, de ne plus soumettre mon coeur au ballotage. Plusieurs déceptions amoureuses ont jalonné mon cheminement. Ces peines sont amères et indisposent longtemps. Ça fait tellement longtemps que je suis célibataire, que j'ai l'impression de ne plus reconnaître le sentiment amoureux. Ça me fait un peu peur. C'est déstabilisant de penser qu'on ne sait plus comment on se sent. Dès que j'éprouve une émotion quelconque, je dois m'arrêter pour l'analyser afin de comprendre ce qui se passe. J'ai été déprogrammé. Je me suis déprogrammé volontairement. Adieu la spontanéité. J'ai bien réussi ce que je voulait. Mais aujourd'hui je me demande si c'est bien cela que je voulait en réalité. Je me surprends quelquefois à penser que ça serait bien de compter vraiment pour quelqu'un, d'être la personne la plus importante aux yeux d'un individu, à part lui évidemment. Et moi ? Et moi dans tout ça ? Suis-je prêt à me consacrer à une relation amoureuse ? Je ne sait pas, je ne sait plus. Je suis mêlé. Je vais mettre ces idées sur le mijoteur et attendre d'avoir un signe. Je souhaite juste que si l'amour cogne à ma porte je saurai le reconnaître. Hey l'amour ! Long time no see ! Wassup ? On va prendre un café ? ... ♫♪ En toi danse le monde ♪♫
lundi 1 mars 2010
Le top 10 des choses à ne pas faire....
Je me fait un devoir de ne jamais parler de job en dehors des heures de travail, mais aujourd'hui je fait une exception et je souhaite que l'exercice sera thérapeutique.
Voici donc le TOP 10 DES CHOSES À ÉVITER quand tu appelles le gouvernement ou n'importe quel autre appel important (excusez le langage vulgaire) :
10) Écris ton nom et ta date de naissance quelque-part au cas ou tu t'en souvienne plus... parce que moi je te connais pas par ton petit nom...
9) Si tu appelles pour faire ton changement d'adresse, ça serait une bonne idée de l'avoir ta crisse d'adresse...
8) Pendant que tu me parle, dit donc à ton mari ou ta femme de fermer sa crisse de yeule ... c'est pas un party line tabarnak...
7) Si ton enfant est en train de faire une crise d'épilepsie, attends donc que ca passe avant d'appeler...
6) Si tu es sur l'autoroute, en train de conduire à 100 à l'heure, c'est pas une bonne idée de m'appeler car je vais probablement avoir une mauvaise nouvelle à t'annoncer pis ca me tentes pas d'être responsable d'un accident de la route..
5) Je t'entends pas quand tu m'appelles d'un chantier de construction, d'une cafétéria ou d'une garderie ou du bar du coin ou on montre un match de foot à la télé... je suis pas comme DATA dans STAR TREK, je suis pas capable d'isoler ce que tu me dit dans ce brouhaha...
4) Quand je te dis quelque-chose pis que tu me dit "Attends je vais aller chercher un crayon" pis que je sait que ca fait 20 minutes que tu écoutes la tite musique ça me met en boule... réveille !
3) Les osties de speaker phones pis les mains libres, ca vaut pas de la marde pour différencier un g d'un j ... pis en plus on entend encore plus ta douce moitié te dire quoi dire et chialer en arrière...
2) Quand ca fait 3 fois que tu me demandes "How are you", pis que ca fait 3 fois que je te répond "Fine, thank you", embraye calvaire j'ai pas juste ça à faire y'en 160 qui attendent en arrière de toi...
1) S'il te plait appelle pas quand tu es sur la bol ciboire... ca me tentes pas d'entendre tes bruits corporels et encore moins entendre la chaine flusher ou t'entendre te torcher... je suis pas scato surtout après avoir diné...
Ouf ça fait du bien... suivant !
Voici donc le TOP 10 DES CHOSES À ÉVITER quand tu appelles le gouvernement ou n'importe quel autre appel important (excusez le langage vulgaire) :
10) Écris ton nom et ta date de naissance quelque-part au cas ou tu t'en souvienne plus... parce que moi je te connais pas par ton petit nom...
9) Si tu appelles pour faire ton changement d'adresse, ça serait une bonne idée de l'avoir ta crisse d'adresse...
8) Pendant que tu me parle, dit donc à ton mari ou ta femme de fermer sa crisse de yeule ... c'est pas un party line tabarnak...
7) Si ton enfant est en train de faire une crise d'épilepsie, attends donc que ca passe avant d'appeler...
6) Si tu es sur l'autoroute, en train de conduire à 100 à l'heure, c'est pas une bonne idée de m'appeler car je vais probablement avoir une mauvaise nouvelle à t'annoncer pis ca me tentes pas d'être responsable d'un accident de la route..
5) Je t'entends pas quand tu m'appelles d'un chantier de construction, d'une cafétéria ou d'une garderie ou du bar du coin ou on montre un match de foot à la télé... je suis pas comme DATA dans STAR TREK, je suis pas capable d'isoler ce que tu me dit dans ce brouhaha...
4) Quand je te dis quelque-chose pis que tu me dit "Attends je vais aller chercher un crayon" pis que je sait que ca fait 20 minutes que tu écoutes la tite musique ça me met en boule... réveille !
3) Les osties de speaker phones pis les mains libres, ca vaut pas de la marde pour différencier un g d'un j ... pis en plus on entend encore plus ta douce moitié te dire quoi dire et chialer en arrière...
2) Quand ca fait 3 fois que tu me demandes "How are you", pis que ca fait 3 fois que je te répond "Fine, thank you", embraye calvaire j'ai pas juste ça à faire y'en 160 qui attendent en arrière de toi...
1) S'il te plait appelle pas quand tu es sur la bol ciboire... ca me tentes pas d'entendre tes bruits corporels et encore moins entendre la chaine flusher ou t'entendre te torcher... je suis pas scato surtout après avoir diné...
Ouf ça fait du bien... suivant !
dimanche 14 février 2010
Tellement on s'aimait
Ils se retrouvent autour d'une table
Au fond à gauche tout près du bar
La même table où il y a dix ans
Ils venaient s'asseoir tous les soirs
Pour boire aux yeux d'une nouvelle blonde
Ou pleurer celle qui était partie
Ou arranger le sort et rêver tout haut dans la nuit
Ils se demandent où ils en sont
Se font des blagues et se taquinent
Sur les bébés ou le bedons
Ou les cheveux qui se déracinent
Ils sont un peu inconfortables
En s'informant des vieux amis
Ceux qui ont roulé sous la table
Et n'en sont jamais ressortis
Le temps se perd, le temps sépare
Le temps nous vire à l'envers
Mais le temps ne nous perdra jamais
Tellement on s'aimait
Le temps se fâche, le temps est lâche
Le temps nous jette à la mer
Mais le temps ne nous perdra jamais
Tellement on s'aimait
Quand la musique devient plus forte
Alors on se crie dans l'oreille
Qu'on devrait se voir plus souvent
Que dans le fonds, tout est pareil
Et on retourne quelques instants
Observer le fonds de son verre
Ou regarder quelqu'un qui danse
Et nous ressemble sous les lumières
Le temps se perd, le temps sépare
Le temps nous vire à l'envers
Mais le temps ne nous perdra jamais
Tellement on s'aimait
Le temps se fâche, le temps est lâche
Le temps nous jette à la mer
Mais le temps ne nous perdra jamais
Tellement on s'aimait
Quand la musique se fait plus douce
On laisse couler les confidences
Et peu à peu on lève les voiles
Sur les longues années de silence
Sur les amours et les batailles
Sur la carrière et les caresses
On se raconte nos trente ans
Entre le rire et la tendresse
Si certains rêves se sont enfuis
En emportant dans leurs valises
Des mots d'amour jetés derrière
Avec nos plus belles chemises
D'autres se sont glissés sans bruit
Et nous ont laissé par surprise
Un œil ouvert sur la vraie vie
Et sur le monde autour de nous
Ils se retrouvent autour d'une table
Au fond à gauche tout près du bar
La même table où il y a dix ans
Ils venaient s'asseoir tous les soirs
Dans quelques verres ils seront partis
Chacun vers son petit bonheur
Avec dans un recoin du cœur
Une flamme qui brille dans la nuit
Le temps se perd, le temps sépare
Le temps nous vire à l'envers
Mais le temps ne nous perdra jamais
Tellement on s'aimait
Le temps se fâche, le temps est lâche
Le temps nous jette à la mer
Mais le temps ne nous perdra jamais
Non, le temps ne nous perdra jamais
Tellement on s'aimait
*Chanson de Beau Dommage
Au fond à gauche tout près du bar
La même table où il y a dix ans
Ils venaient s'asseoir tous les soirs
Pour boire aux yeux d'une nouvelle blonde
Ou pleurer celle qui était partie
Ou arranger le sort et rêver tout haut dans la nuit
Ils se demandent où ils en sont
Se font des blagues et se taquinent
Sur les bébés ou le bedons
Ou les cheveux qui se déracinent
Ils sont un peu inconfortables
En s'informant des vieux amis
Ceux qui ont roulé sous la table
Et n'en sont jamais ressortis
Le temps se perd, le temps sépare
Le temps nous vire à l'envers
Mais le temps ne nous perdra jamais
Tellement on s'aimait
Le temps se fâche, le temps est lâche
Le temps nous jette à la mer
Mais le temps ne nous perdra jamais
Tellement on s'aimait
Quand la musique devient plus forte
Alors on se crie dans l'oreille
Qu'on devrait se voir plus souvent
Que dans le fonds, tout est pareil
Et on retourne quelques instants
Observer le fonds de son verre
Ou regarder quelqu'un qui danse
Et nous ressemble sous les lumières
Le temps se perd, le temps sépare
Le temps nous vire à l'envers
Mais le temps ne nous perdra jamais
Tellement on s'aimait
Le temps se fâche, le temps est lâche
Le temps nous jette à la mer
Mais le temps ne nous perdra jamais
Tellement on s'aimait
Quand la musique se fait plus douce
On laisse couler les confidences
Et peu à peu on lève les voiles
Sur les longues années de silence
Sur les amours et les batailles
Sur la carrière et les caresses
On se raconte nos trente ans
Entre le rire et la tendresse
Si certains rêves se sont enfuis
En emportant dans leurs valises
Des mots d'amour jetés derrière
Avec nos plus belles chemises
D'autres se sont glissés sans bruit
Et nous ont laissé par surprise
Un œil ouvert sur la vraie vie
Et sur le monde autour de nous
Ils se retrouvent autour d'une table
Au fond à gauche tout près du bar
La même table où il y a dix ans
Ils venaient s'asseoir tous les soirs
Dans quelques verres ils seront partis
Chacun vers son petit bonheur
Avec dans un recoin du cœur
Une flamme qui brille dans la nuit
Le temps se perd, le temps sépare
Le temps nous vire à l'envers
Mais le temps ne nous perdra jamais
Tellement on s'aimait
Le temps se fâche, le temps est lâche
Le temps nous jette à la mer
Mais le temps ne nous perdra jamais
Non, le temps ne nous perdra jamais
Tellement on s'aimait
*Chanson de Beau Dommage
jeudi 11 février 2010
Autopsie d'une petite balade nocturne
Rue Wolfe. Je descend la rue tranquillement. La nuit est froide et douce en même temps. Un passant approche en face de moi. On va se croiser. La nuit on remarque les gens, ils brillent car ils sont en mouvement dans un environnement calme et endormi. Nous nous tassons un peu, vers la droite, histoire de ne pas se toucher. J'entends le frottement de ses pantalons de nylon s'éloigner derrière. J'avance en regardant mes pas éviter les petites plaques de glace. Je pense que j'aimais mieux mes bottes d'avant.
Rue Maisonneuve. L'air est un peu croustillant dans mes poumons. J'en prends de grandes bouffées. Une femme apparemment saoule essaie de se stationner. Elle avance, elle recule, taponne, tourne le volant d'une façon désespérée de gauche à droite. Je traverse la rue car elle est dangereuse. Elle doit penser à son amant.
Rue Montcalm. L'air est dense, il est riche. Ça sent la petite roche et le calcium. Un homme plus âgé me précède de quelques mètres. J'ai l'impression qu'il se sent suivi, je change de trottoir car je déteste avoir ce sentiment là. Hé, c'est mon ami François là-bas qui promène son chien ! Je ne peux pas crier, il ne m'a pas vu. Il doit penser à la Nouvelle-Orléans.
Rue Ste-Catherine. Le vent caresse mes joues. Je replace ma tuque. La belle oeuvre de Zilon là-haut, en haut du Nouilles machin... tout éclairé. Bubba est là, le quêteux qui pleure tout le temps qu'il a faim et qui n'arrête pas de m'appeler « man, man ! ». Je lui fait un petit signe de tête et je passe mon chemin. Il doit se dire que je suis un écœurant.
Métro Beaudry. Le vent se fait un peu plus pinçant. Un super mec approche devant moi. Une belle jeunesse au teint éclatant. Je dois marcher dans la rue à cause des travaux. On se croise en se touchant un peu. Je veux me retourner mais j'ai peur que lui ne se retourne pas. Tant pis, je tourne la tête... et lui aussi ! Je pense que ça ferait sûrement un bon prince charmant.
Dépanneur. Une grosse bouffée de chaleur en entrant. Toujours le même gars en arrière du comptoir. J'achète mes cigarettes et en craque une en sortant. Je pense qu'il ne me reste plus grand temps.
Rue Maisonneuve. L'air est un peu croustillant dans mes poumons. J'en prends de grandes bouffées. Une femme apparemment saoule essaie de se stationner. Elle avance, elle recule, taponne, tourne le volant d'une façon désespérée de gauche à droite. Je traverse la rue car elle est dangereuse. Elle doit penser à son amant.
Rue Montcalm. L'air est dense, il est riche. Ça sent la petite roche et le calcium. Un homme plus âgé me précède de quelques mètres. J'ai l'impression qu'il se sent suivi, je change de trottoir car je déteste avoir ce sentiment là. Hé, c'est mon ami François là-bas qui promène son chien ! Je ne peux pas crier, il ne m'a pas vu. Il doit penser à la Nouvelle-Orléans.
Rue Ste-Catherine. Le vent caresse mes joues. Je replace ma tuque. La belle oeuvre de Zilon là-haut, en haut du Nouilles machin... tout éclairé. Bubba est là, le quêteux qui pleure tout le temps qu'il a faim et qui n'arrête pas de m'appeler « man, man ! ». Je lui fait un petit signe de tête et je passe mon chemin. Il doit se dire que je suis un écœurant.
Métro Beaudry. Le vent se fait un peu plus pinçant. Un super mec approche devant moi. Une belle jeunesse au teint éclatant. Je dois marcher dans la rue à cause des travaux. On se croise en se touchant un peu. Je veux me retourner mais j'ai peur que lui ne se retourne pas. Tant pis, je tourne la tête... et lui aussi ! Je pense que ça ferait sûrement un bon prince charmant.
Dépanneur. Une grosse bouffée de chaleur en entrant. Toujours le même gars en arrière du comptoir. J'achète mes cigarettes et en craque une en sortant. Je pense qu'il ne me reste plus grand temps.
mardi 9 février 2010
Semer la vie, récolter la mort
Sur mon bureau il y a une petite violette africaine qui, ces jours-ci, est resplendissante. Cette plante grandit sous le petit néon de mon poste de travail depuis maintenant 4 ans.
C'est Habiba qui m'a offert cette plante lorsque je suis arrivé dans l'équipe. Habiba est une ancienne collègue qui a obtenu depuis une promotion et nous a quitté pour un autre bureau.
Habiba offrait aux gens de l'équipe une feuille de sa propre violette africaine. Il suffit en effet de planter une feuille dans la terre et de patienter. Pour ma plante, il a fallu s'y reprendre à 2 reprises avant qu'une nouvelle pousse jaillisse de la terre. Lorsque la pousse semble assez forte, on retire la feuille initiale qui est toute pourrie. Et voilà, le miracle de la vie fait son oeuvre. La mort qui engendre la vie.
Habiba est patiente. De confession musulmane, elle est douce et tendre avec toutes les personnes autour d'elle, je ne l'ai jamais vu monter le ton avec un client, je n'ai jamais été témoin d'un quelconque signe d'impatience ou d'irritation. Elle respecte énormément tous les êtres vivants qui l'entoure, elle est dévouée et totalement impliquée.
Donc c'est elle qui passait souvent à mon bureau pour voir l'évolution de ma petite violette africaine. C'est elle qui me disait « patience », et qui recommençait à chaque fois le processus avec plein d'autre collègues. Le résultat est que plusieurs postes de travail arborent maintenant une petite violette africaine.
Habiba sème la vie.
Elle sème le bonheur aussi. Dans un environnement de travail stérile, prendre soin de sa petite violette africaine, ça a un effet apaisant qui nous permet de penser à autre chose qu'au travail et aux problèmes auxquels nous sommes confrontés quotidiennement. C'est un sujet de distraction et de discussion. On confie notre violette à un collègue lorsqu'on part en vacances, on arrose la plante du voisin si on constate qu'elle a soif.
C'est étonnant comment la présence de cette plante est symbolique. Symbole d'appartenance, de partage, d'entraide, de « commitment ».
Habiba sème la vie.
Habiba a accouché de son premier enfant il y a 8 mois. Le petit Ismail est malheureusement né de façon prématurée. Ismail a lutté pour vivre. Pendant des mois nous avions des nouvelles par une tierce personne. Il a subi plusieurs interventions chirurgicales et sa situation s'améliorait de jour en jour. Habiba, malgré la gravité de la situation, a toujours gardé la foi et a même gardé son sens de l'humour.
Le petit Ismail n'a pas survécu, nous l'avons appris récemment.
Habiba récolte la mort.
Chienne de vie.
C'est Habiba qui m'a offert cette plante lorsque je suis arrivé dans l'équipe. Habiba est une ancienne collègue qui a obtenu depuis une promotion et nous a quitté pour un autre bureau.
Habiba offrait aux gens de l'équipe une feuille de sa propre violette africaine. Il suffit en effet de planter une feuille dans la terre et de patienter. Pour ma plante, il a fallu s'y reprendre à 2 reprises avant qu'une nouvelle pousse jaillisse de la terre. Lorsque la pousse semble assez forte, on retire la feuille initiale qui est toute pourrie. Et voilà, le miracle de la vie fait son oeuvre. La mort qui engendre la vie.
Habiba est patiente. De confession musulmane, elle est douce et tendre avec toutes les personnes autour d'elle, je ne l'ai jamais vu monter le ton avec un client, je n'ai jamais été témoin d'un quelconque signe d'impatience ou d'irritation. Elle respecte énormément tous les êtres vivants qui l'entoure, elle est dévouée et totalement impliquée.
Donc c'est elle qui passait souvent à mon bureau pour voir l'évolution de ma petite violette africaine. C'est elle qui me disait « patience », et qui recommençait à chaque fois le processus avec plein d'autre collègues. Le résultat est que plusieurs postes de travail arborent maintenant une petite violette africaine.
Habiba sème la vie.
Elle sème le bonheur aussi. Dans un environnement de travail stérile, prendre soin de sa petite violette africaine, ça a un effet apaisant qui nous permet de penser à autre chose qu'au travail et aux problèmes auxquels nous sommes confrontés quotidiennement. C'est un sujet de distraction et de discussion. On confie notre violette à un collègue lorsqu'on part en vacances, on arrose la plante du voisin si on constate qu'elle a soif.
C'est étonnant comment la présence de cette plante est symbolique. Symbole d'appartenance, de partage, d'entraide, de « commitment ».
Habiba sème la vie.
Habiba a accouché de son premier enfant il y a 8 mois. Le petit Ismail est malheureusement né de façon prématurée. Ismail a lutté pour vivre. Pendant des mois nous avions des nouvelles par une tierce personne. Il a subi plusieurs interventions chirurgicales et sa situation s'améliorait de jour en jour. Habiba, malgré la gravité de la situation, a toujours gardé la foi et a même gardé son sens de l'humour.
Le petit Ismail n'a pas survécu, nous l'avons appris récemment.
Habiba récolte la mort.
Chienne de vie.
dimanche 31 janvier 2010
Questions sans réponses
25 janvier 2010
Ce matin, suite à un réveil assez brutal suite à un cauchemar terriblement réaliste, je marchais vers le travail, sous la pluie, et je me suis mis à dériver en me posant plein de questions.
Quand j'étais enfant je voulais être astronaute. Je lisais tous les livres traitant de ce sujet, tantôt ouvrages scientifiques très « terre-à-terre », tantôt bandes dessinées totalement fantaisistes. La premier livre que j'ai lu sur le sujet s'intitulait « Encyclopédie de la Lune » que j'avais trouvé, tout poussiéreux, dans le sous-sol de mon oncle Sarto, dans des tas de vieux livres qui sentaient l'humidité. Pendant que mes cousins et cousines jouaient au billard et à la « Barbie », je me flanquais dans un coin et tournait les pages une à une.
Mon imagination était alimentée par toutes les séries à thématique science-fiction qui abondaient à l'époque sur les écrans : Goldorak le robot qui défend la Terre ; Albator le virile pirate de l'espace au coeur tendre ; The Invaders avec David Vincent qui lui seul pouvait identifier les envahisseurs parmi les hommes ; Space 1999 avec la fameuse Maya qui était capable de prendre la forme de n'importe quel être vivant ; la série originale Battlestar Galactica avec les silons que je trouvait tellement beaux. Je lisait aussi des tonnes de bandes dessinées et de romans.
Évidemment le métier d'astronaute est aussi accessible à un p'tit gars de Saint-Léonard qu'une carrière dans la Ligue Nationale (quoiqu'on a eu Martin Brodeur avec qui j'étais à la polyvalente...) Exit donc la carrière d'astronaute... mais le ciel me fait encore rêver. Je me souviens d'un été à la campagne, couché sur le dos observant la voie lactée de façon très nette et très distincte sur un ciel d'encre noir sans lune. Le genre de chose qu'on ne peut pas voir à Montréal, et que j'ai négligé de faire depuis des années. La dernière fois c'était il y a très longtemps... j'étais allé rejoindre ma soeur et mon beau-frère à Saint-Michel-des-Saints, dans les Laurentides. Pour l'occasion j'avais loué un téléscope assez puissant et je m'étais muni d'un cherche-étoiles. Malheureusement le télescope exigeait des connaissances plus approfondies au niveau des ajustements et je ne pouvais pas trouver mes références dans la lunette, et en plus il y avait tellement de maringouins que l'exercice était carrément impossible.
Il y a une dizaine d'années, lors d'un voyage au Lac Saint-Jean, j'ai visité un observatoire près de Mistassini. Le gars, assez sympathique, ayant remarqué mon intérêt, m'a invité à y retourner en soirée pour voir Saturne dans le téléscope. Le coup d'oeil avait bien valu les 2 jours de friction à l'alcool à cause des piqûres de super-moustiques. Finalement la présence des « bibittes » est un thème récurrent ce soir.
J'ai suivi avec une grande attention il y a quelques années un cours télévisé animé par Hubert Reeves qui s'intitulait « Initiation à l'astronomie ». Ce vulgarisateur incroyable aurait pu faire comprendre à ma défunte grand-mère des principes assez complexes ; La nature est construite comme un langage de l'infiniment petit à l'infiniment grand ; l'expansion et le refroidissement de l'univers ; le rayonnement fossile etc... Ce qui me fascine de la science, c'est que ca devient, à un certain niveau, de la poésie. L'appréciation et l'émerveillement d'une beauté structurée de façon complexe. Que c'est beau !
Au début de mon adolescence, après un bref flirt avec des grandes idées d'architecture, j'ai découvert une passion : la photographie. Un cours secondaire qui s'appelait « art et communication » avec deux professeurs dont je n'oublierai jamais le nom, Bernard Hamel et Louise Riopel, m'a carrément allumé. Introduction au principes de base de la photographie, « camera obscura ». Première photo avec une boîte de conserve vide, trou d'épingle et petit morceau de papier photo. Lentement, j'ai appris le maniement de la caméra classique 35mm. Sensibilité du film, vitesse d'obturation, ouverture du diaphragme, profondeur de champ, composition de l'image etc... Peu à peu je suis devenu le photographe « officiel » de l'école et j'étais très sollicité. Je passais mes soirée en chambre noire. Je me souviens encore de l'odeur des produits, révélateur, bain d'arrêt, fixateur etc... Ça sentais très mauvais mais je trippais. C'est magique de voir apparaître l'image tranquillement dans le révélateur. Des millions de petites molécules d'argent qui s'agitent pour former une mosaïque qu'on espère la plus belle possible ! Et, surprise, parfois, lorsqu'on est chanceux.... l'image obtenue peut même susciter une émotion !
Ma « photosphère » a rapidement éclaté quand j'ai annoncé à mes parents que je voulais devenir photographe... j'avais déjà entrepris des recherches sur le programme offert au Cégep du Vieux-Montréal en ce sens, mais j'ai rapidement abandonné l'idée à cause de mon besoin de plaire à mes parents, surtout à mon père qui insistait sur le fait que ce n'était pas un métier mais un passe-temps. Je ne lui en veut pas, je sait qu'il était plein de bonnes intentions pour moi, mais c'est un rêve brisé. Tellement brisé que je n'ai plus de matériel de cette époque là, appareils, photos etc. Je sent un besoin de renouer avec tout ça en ce moment. Je pense à me ré-équiper cette année, version numérique évidemment !
Le résultat est que j'ai interrompu mes études après le secondaire et que je ne suis pas allé au Cégep. Des années plus tard, je suis retourné à l'université pour entreprendre des études en droit que je n'ai jamais complétées. J'aurais bien aimé être avocat !
Au final plein de passions et pas de résultat concret ! J'aime beaucoup mon travail mais il n'est pas relié à une passion précise. Que serait-il arrivé si j'avais fait mon cégep ? Ou en serait ma carrière si j'avais complété mes études universitaires ? Ai-je fait les bons choix ? Astrophysicien ? Photographe ? Architecte ? Avocat ? Je ne le saurai jamais.
La pluie devient de plus en plus intense mais j'arrive finalement à la station de métro...
Ce matin, suite à un réveil assez brutal suite à un cauchemar terriblement réaliste, je marchais vers le travail, sous la pluie, et je me suis mis à dériver en me posant plein de questions.
Quand j'étais enfant je voulais être astronaute. Je lisais tous les livres traitant de ce sujet, tantôt ouvrages scientifiques très « terre-à-terre », tantôt bandes dessinées totalement fantaisistes. La premier livre que j'ai lu sur le sujet s'intitulait « Encyclopédie de la Lune » que j'avais trouvé, tout poussiéreux, dans le sous-sol de mon oncle Sarto, dans des tas de vieux livres qui sentaient l'humidité. Pendant que mes cousins et cousines jouaient au billard et à la « Barbie », je me flanquais dans un coin et tournait les pages une à une.
Mon imagination était alimentée par toutes les séries à thématique science-fiction qui abondaient à l'époque sur les écrans : Goldorak le robot qui défend la Terre ; Albator le virile pirate de l'espace au coeur tendre ; The Invaders avec David Vincent qui lui seul pouvait identifier les envahisseurs parmi les hommes ; Space 1999 avec la fameuse Maya qui était capable de prendre la forme de n'importe quel être vivant ; la série originale Battlestar Galactica avec les silons que je trouvait tellement beaux. Je lisait aussi des tonnes de bandes dessinées et de romans.
Évidemment le métier d'astronaute est aussi accessible à un p'tit gars de Saint-Léonard qu'une carrière dans la Ligue Nationale (quoiqu'on a eu Martin Brodeur avec qui j'étais à la polyvalente...) Exit donc la carrière d'astronaute... mais le ciel me fait encore rêver. Je me souviens d'un été à la campagne, couché sur le dos observant la voie lactée de façon très nette et très distincte sur un ciel d'encre noir sans lune. Le genre de chose qu'on ne peut pas voir à Montréal, et que j'ai négligé de faire depuis des années. La dernière fois c'était il y a très longtemps... j'étais allé rejoindre ma soeur et mon beau-frère à Saint-Michel-des-Saints, dans les Laurentides. Pour l'occasion j'avais loué un téléscope assez puissant et je m'étais muni d'un cherche-étoiles. Malheureusement le télescope exigeait des connaissances plus approfondies au niveau des ajustements et je ne pouvais pas trouver mes références dans la lunette, et en plus il y avait tellement de maringouins que l'exercice était carrément impossible.
Il y a une dizaine d'années, lors d'un voyage au Lac Saint-Jean, j'ai visité un observatoire près de Mistassini. Le gars, assez sympathique, ayant remarqué mon intérêt, m'a invité à y retourner en soirée pour voir Saturne dans le téléscope. Le coup d'oeil avait bien valu les 2 jours de friction à l'alcool à cause des piqûres de super-moustiques. Finalement la présence des « bibittes » est un thème récurrent ce soir.
J'ai suivi avec une grande attention il y a quelques années un cours télévisé animé par Hubert Reeves qui s'intitulait « Initiation à l'astronomie ». Ce vulgarisateur incroyable aurait pu faire comprendre à ma défunte grand-mère des principes assez complexes ; La nature est construite comme un langage de l'infiniment petit à l'infiniment grand ; l'expansion et le refroidissement de l'univers ; le rayonnement fossile etc... Ce qui me fascine de la science, c'est que ca devient, à un certain niveau, de la poésie. L'appréciation et l'émerveillement d'une beauté structurée de façon complexe. Que c'est beau !
Au début de mon adolescence, après un bref flirt avec des grandes idées d'architecture, j'ai découvert une passion : la photographie. Un cours secondaire qui s'appelait « art et communication » avec deux professeurs dont je n'oublierai jamais le nom, Bernard Hamel et Louise Riopel, m'a carrément allumé. Introduction au principes de base de la photographie, « camera obscura ». Première photo avec une boîte de conserve vide, trou d'épingle et petit morceau de papier photo. Lentement, j'ai appris le maniement de la caméra classique 35mm. Sensibilité du film, vitesse d'obturation, ouverture du diaphragme, profondeur de champ, composition de l'image etc... Peu à peu je suis devenu le photographe « officiel » de l'école et j'étais très sollicité. Je passais mes soirée en chambre noire. Je me souviens encore de l'odeur des produits, révélateur, bain d'arrêt, fixateur etc... Ça sentais très mauvais mais je trippais. C'est magique de voir apparaître l'image tranquillement dans le révélateur. Des millions de petites molécules d'argent qui s'agitent pour former une mosaïque qu'on espère la plus belle possible ! Et, surprise, parfois, lorsqu'on est chanceux.... l'image obtenue peut même susciter une émotion !
Ma « photosphère » a rapidement éclaté quand j'ai annoncé à mes parents que je voulais devenir photographe... j'avais déjà entrepris des recherches sur le programme offert au Cégep du Vieux-Montréal en ce sens, mais j'ai rapidement abandonné l'idée à cause de mon besoin de plaire à mes parents, surtout à mon père qui insistait sur le fait que ce n'était pas un métier mais un passe-temps. Je ne lui en veut pas, je sait qu'il était plein de bonnes intentions pour moi, mais c'est un rêve brisé. Tellement brisé que je n'ai plus de matériel de cette époque là, appareils, photos etc. Je sent un besoin de renouer avec tout ça en ce moment. Je pense à me ré-équiper cette année, version numérique évidemment !
Le résultat est que j'ai interrompu mes études après le secondaire et que je ne suis pas allé au Cégep. Des années plus tard, je suis retourné à l'université pour entreprendre des études en droit que je n'ai jamais complétées. J'aurais bien aimé être avocat !
Au final plein de passions et pas de résultat concret ! J'aime beaucoup mon travail mais il n'est pas relié à une passion précise. Que serait-il arrivé si j'avais fait mon cégep ? Ou en serait ma carrière si j'avais complété mes études universitaires ? Ai-je fait les bons choix ? Astrophysicien ? Photographe ? Architecte ? Avocat ? Je ne le saurai jamais.
La pluie devient de plus en plus intense mais j'arrive finalement à la station de métro...
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