Salut Michel !
Ces jours-ci, ça fait 8 ans que tu m'a faussé compagnie. Comme tu le sais je ne crois pas en Dieu, donc je ne pense pas que tu soit au paradis ou en enfer... mais disons que je t'imaginerais bien au ciel … en écoutant l'album « Oxygène » de Jean-Michel Jarre et fumant un gros spliff !
Ma sœur et certains de mes amis capotent parce-que je n'ai pas la foi. Effectivement je n'ai pas la « foi » au sens littéral du terme. Je pense que Dieu est une invention de l'Homme, un outil, qui a été nécessaire dans notre histoire, afin de jalonner l'évolution morale de nos sociétés complexes et aussi expliquer certaines choses qui ne pouvaient l'être à une certaine époque. Je pense qu'aujourd'hui les règles morales sont bien établies et que la science explique presque tout. Donc je ne crois pas en Dieu. Par contre, je respecte les gens qui y croient, sauf s'ils utilisent son nom à des fins destructrices, partisanes ou haineuses.
Je t'avoue que j'aimerais bien qu'il y ait une vie après la mort... comme tout le monde je souhaiterais que mon essence, mon énergie et mon âme ne s'éteignent pas avec mon dernier souffle. Finalement, « j'aimerais bien » signifie « espérer ». Et espérer... n'est-ce pas ca la foi ? Peut-être ait-je la foi ? Je ne sait pas. En tout cas, dans le pire des cas, si rien d'autre n'existe, tu reste vivant dans mon cœur et ma mémoire, dans quelques recoins de mes neurones qui commencent à s'oxyder !
Je m'excuse de ne pas avoir été là pour t'accompagner dans tes dernières heures. J'ai pensé à toi un soir chez-moi tranquille, j'ai appelé chez-toi, tu n'étais pas là. Comme tu étais souvent à l'hôpital depuis des années, j'ai appelé à l'Hôtel-Dieu le lendemain et j'ai appris que tu étais parti la veille... drôle de timing. J'ai culpabilisé longtemps. J'ai su finalement que tu as pu voir et parler à tes enfants quelques heures avant de t'endormir... et ça m'a apaisé.
Je n'ai plus aucun contact avec ton meilleur ami de l'époque, Pascal. Je sait que tes cendres sont chez-lui. Lors des funérailles on s'est échangés nos numéro de téléphone. Quelques mois plus tard... il m'a appelé... il organisait un souper et il voulait me « matcher » avec une de ses amies... Wow j'ai été estomaqué de constater qu'il ne me connaissait pas très bien ! J'ai évidemment refusé et je pense qu'il était fâché ! Depuis il ne m'a jamais rappelé. Lors du 5e anniversaire de ton décès, j'ai tenté de le contacter en vain. Donc, pour résumer, pas de nouvelles de ta famille depuis 8 ans. Ta fille doit être une jeune adulte maintenant et ton fils un ado boutonneux... ;-)
J'en profite pour te donner des nouvelles de Patrick, il est en couple depuis presque 4 ans et il a 2 beaux enfants... et il a arrêté de boire depuis maintenant 2 ans ! Je suis très fier de lui. Il ne s'est pas présenté à tes funérailles et j'ai été fâché contre lui un certain temps. Mais bon tu le connais.. je suis sûr que tu lui en a pas voulu !
De mon côté la vie continue. Au moment de ton départ je vivais un grand tumulte qui s'est depuis apaisé. Je commence à connaître la sérénité et la tranquillité. Je suis très stable et j'ai une job « steady » depuis maintenant 4 ans. Je suis un célibataire convaincu et je continue de m'amuser. Éternel adolescent. Peut-être un jour cela va-t-il changer mais pour l'instant dans une zone de confort que j'apprécie. Mes parents sont toujours en vie. Ma mère me parle encore de toi... elle se souvient encore quand tu était allé l'aider pour peinturer la cuisine !
Je pense souvent à toi et ce ne sont que de superbes souvenirs. Ton énergie m'accompagne toujours. Envoies-moi un signe !
En passant, dans quelques jours je vais finalement aller me faire tester, histoire de savoir si j'ai la maladie qui t'as emporté... j'espère que tu me tiendras par la main. Dire que si tu avais pu « tougher » quelques années encore tu serait probablement encore vivant.
Ce soir j'en bois une à ta santé !
Cheers.
Éric.
mercredi 20 janvier 2010
dimanche 17 janvier 2010
Adieu ! À bientot ! Je t'aime !
Hier matin j'ai reçu un coup de fil de mon ami X, tout enrhumé, qui partait pour Cuba avec son chum. « Salut c'est moi, je part tantôt... bla bla bla ». C'est moi qui lui avait dit de m'appeler avant de partir. C'est significatif ce besoin qu'on a de se parler, même très brièvement et très superficiellement, avant les petits et les grands départs. En filigrane on a besoin de se dire qu'on s'aime et qu'on espère se revoir, au cas où l'avion s'écrasait ou une catastrophe quelconque survenait. Si par malheur quelque chose arrivait, au moins on pourrait se dire qu'on s'est parlés juste avant. Quelque part ca réconforte tout le monde, ceux qui partent autant que ceux qui restent. Je me souviens qu'en France quand on quittait les gares il y avait toujours des gens qui couraient sur le quai près tu train en agitant un mouchoir... comme dans les films. Des adieux qui sont en fait des au-revoir !
Ce matin donc, cher journal, après avoir souhaité « bon voyage » à X , j'ai le goût de faire un retour en arrière et de te raconter un peu mon histoire d'amour assez chaotique avec cet individu assez singulier.
J'ai vu X pour la première fois en 97 ou 98 dans un bar appelé « La Track ». Ce bar était le rendez-vous de la communauté les mercredi soirs, avec ses soirées « Woolco » à 1,44$ la bière , 2$ avec le pourboire. À cette époque, quand tu voulais voir tes amis, tu sortais le mercredi soir, TOUT le monde était là. L'été, le bar s'agrandissait dans la ruelle arrière et c'était toujours bondé. C'était vraiment une belle période. C'était évidemment avant l'ère des groupes sociaux sur internet, on commençait à peine à utiliser les nouvelles technologies et on passait moins de temps derrière nos claviers et plus de temps à se côtoyer dans des occasions sociales.
Donc je sortais beaucoup avec mon chum de l'époque et un certain soir j'ai vu ce grand 6 pieds là... planté sur la track, une bière dans une main, une cigarette dans l'autre, parlant avec d'autres gars. Cheveux foncés peignés d'une façon assez particulière avec plein de gel, grands sourcils foncés, belles fesses, beaux yeux particulièrement expressifs et pleins de sympathie. Très sexy le gars.... J'étais en couple et à ce moment là j'avais pas besoin d'autre chose donc ça restait un espèce de fantasme.
Des mois ont passé avant que je lui parle. À ce moment j'étais redevenu célibataire. J'ai pas un souvenir très clair des circonstances de notre première nuit ensemble, mais je me souviens qu'on s'est ramassés chez-moi et que ça a été torride. À partir de ce moment on se voyait assez régulièrement. Malheureusement la relation n'a duré que quelques mois. En fait je ne sait même pas si elle avait vraiment commencé officiellement, il y avait beaucoup de non-dit, ça se vivait dans le moment présent et on avait pas besoin d'en discuter, c'était « de facto ». Cette « relation » donc, a fini abruptement, mais ce n''était pas ma décision.
Nous avons été des mois sans se parler et sans se voir, peut-être même un an, je perd la notion du temps. Le milieu étant ce qu'il est, c'est-à-dire très petit, nous nous sommes revus par hasard ici et là sur la rue ou dans les bars, et avons recommencé à discuter et se voir pour finalement devenir de très bons amis. Comme j'habitais le village, à proximité de l'action, je l'invitais souvent à dormir chez-moi à la fermeture et on finissait souvent par baiser. Donc pendant très longtemps on baisait sans attente, juste pour le plaisir comme ça, des fois je rencontrais un gars alors X ne venait pas chez moi, d'autre fois il rencontrait de son côté et je rentrais seul. « No questions asked ». C'était mon «best friend» pour sortir et ça a duré très longtemps... on a eu du gros fun noir. C'est pendant cette période que nous avons forgé les bases de notre profonde amitié. Amitié qui est devenue si importante pour moi qu'un jour je lui ai dit que je ne voulais plus baiser avec lui. Il a mal réagi sur le coup mais avec le temps il a compris mes motivations. Sa présence était devenue tellement importante dans ma vie que je voulais que la ligne soit claire et qu'on ne bascule pas d'un côté ou de l'autre du spectre des sentiments.
Le temps a passé et X et moi avons continué à sortir dans les bars ensemble, et avoir une très grande complicité. C'est aussi à cette époque que ma vie a un peu dérapé et que j'ai eu certains comportements autodestructeurs. Cette période sombre de ma vie a duré plusieurs années a été très difficile. X a toujours été là pour moi, à sa façon, et à pleins de niveaux. Je lui suis d'ailleurs encore redevable de plein de choses et un jour je vais faire amende honorable.
Ces épreuves de la vie nous on un peu éloignés l'un de l'autre... on se voyait moins souvent et il s'est fait un copain qu'il a fréquenté pendant plusieurs années. On se voyait certes à l'occasion, mais beaucoup moins qu'avant. Heureusement, on a toujours gardé contact et son copain est également devenu un bon ami pour qui j'ai beaucoup d'affection.
Ces années ont été ponctuées de grandes périodes de « silence », que moi et X appelons affectueusement « sa bulle ». J'ai eu de la difficulté à comprendre ses silences et j'en ai longtemps souffert. Ce que j'ai compris au fil du temps c'est que X est un des êtres les plus sensibles que je puisse connaître. Lorsqu'il ne peut pas être là à 100% parce qu'il vit des choses difficiles, ou s'il a peur de blesser ou de faire de la peine, il coupe les ponts. Aujourd'hui je suis capable de comprendre tout ça et je ne m'en fait pas plus. Je laisse le temps passer et on se retrouve toujours. Je respecte sa « bulle » même si des fois j'aimerais lui faire péter en pleine face.
X a vécu des deuils très importants dans les dernières années. Il a perdu son père, qui est une grande source d'inspiration et de motivation pour lui. Il est très axé sur la famille, le respect, les valeur traditionnelles. Il ne me l'a jamais avoué mais X a toujours cherché l'approbation et l'aval de son père, étant le seul fils de la famille (il a 3 soeurs). Je suis persuadé que son père est très fier de lui.
Dans un deuxième temps, X a eu à faire le deuil d'une relation a amoureuse qui a été je pense assez intense qui a duré 1 an. Pendant cette année je n'ai pas beaucoup vu X, il m'a un peu négligé. Il m'a avoué se sentir mal de ça mais je ne lui en veux pas. Je comprends qu'il avait probablement besoin de s'investir dans une relation de couple et qu'il y mettait toutes ces énergies. Peut-être tirait-il une telle satisfaction de ce « cocooning » qu'il ne sentait plus le besoin d'en sortir. Bref quand cette relation s'est terminée brusquement en mai il y a 2 ans, X était effondré et je ne l'ai jamais vu comme ça. Comment consoler son meilleur ami ? Lui dire de regarder vers l'avant ? Essayer d'être positif ? Difficile de consoler un coeur brisé sans dénigrer la valeur de la relation, mais essayer de lui faire voir que la vie continue, qu'il y a autre chose, qu'il y a une suite... J'ai très souffert de le voir brisé comme ça, impuissant, sinon d'être présent au besoin et lui dire souvent que j'étais là pour lui, l'écouter. Je pense qu'il a fait une grosse introspection sur sa vie et qu'il a pris certaines décisions qui l'ont aidé à s'en sortir.
X a rencontré depuis peu un nouveau copain ma foi super cute et ils ont l'air vraiment ensemble, même si je ne le connais pas encore beaucoup, il m'est assez sympatique ! C'est d'ailleurs avec lui qu'il s'est envolé pour Cuba hier matin !
X est mon âme soeur. Je le sent très près de moi même quand il est loin. Je serai toujours là pour lui.
Alors voilà cher journal l'histoire de mon beau X qui s'est probablement reconnu. Donc si tu le permet, je vais m'adresser à X directement !
X, te souviens-tu de nos soirées au Stud ou il était carrément impossible de te faire sortir de la place avant que le gérant nous crisse dehors ? Comme si tu allais mourir le lendemain et que tu voulais profiter de toutes les minutes ? Tu voulais que ca finisse jamais...
Nos nuits passées à bavasser au Club Sandwich jusqu'au lever du soleil avec des baises potentielles qui désespéraient de ne pas partir du resto ?
La fois ou on a commencé à baiser dans le salon de façon sauvage avec nos grosses bottes de cuir ? 10 ans plus tard, mon coloc de l'époque me parle encore de cette nuit ! Il se plaignait qu'on l'avait réveillé, mais récemment il m'a avoué qu'il essayait secrètement de nous épier... le cochon !
Notre voyage au camping Plein-Bois... quand je t'ai abandonné sur le bord de la piscine pour aller faire du nudisme dans le bois ? En passant je suis parti 2 heures, et pas la journée au complet comme tu le prétend ! Tu me le reproche encore !
La nuit du 1er janvier 2000 ? Tu étais venu me chercher au travail le matin et on a jamais été capable de se faire servir un café au resto après des heures d'attente !
La soirée chez toi lors de tes 40 ans ? C'est à cette occasion que j'ai rencontré ta famille !
Ton triple déménagement Ville St-Laurent – Longueuil – Ahuntsic qui a commencé à 8 heures le soir et qui a fini a 6 heures du matin et que t'as même pas payé la pizza !
Notre journée au chalet de ta soeur ?
Il y a une tonne de petites anecdotes comme ça, j'ai noté celles qui me viennent à l'esprit.
Je suis nostalgique ce matin en passant à tout ça... j'ai hâte de te revoir...
Bon voyage... Adieu ! À bientôt ! Je t'aime !
Éric
xxx
Ce matin donc, cher journal, après avoir souhaité « bon voyage » à X , j'ai le goût de faire un retour en arrière et de te raconter un peu mon histoire d'amour assez chaotique avec cet individu assez singulier.
J'ai vu X pour la première fois en 97 ou 98 dans un bar appelé « La Track ». Ce bar était le rendez-vous de la communauté les mercredi soirs, avec ses soirées « Woolco » à 1,44$ la bière , 2$ avec le pourboire. À cette époque, quand tu voulais voir tes amis, tu sortais le mercredi soir, TOUT le monde était là. L'été, le bar s'agrandissait dans la ruelle arrière et c'était toujours bondé. C'était vraiment une belle période. C'était évidemment avant l'ère des groupes sociaux sur internet, on commençait à peine à utiliser les nouvelles technologies et on passait moins de temps derrière nos claviers et plus de temps à se côtoyer dans des occasions sociales.
Donc je sortais beaucoup avec mon chum de l'époque et un certain soir j'ai vu ce grand 6 pieds là... planté sur la track, une bière dans une main, une cigarette dans l'autre, parlant avec d'autres gars. Cheveux foncés peignés d'une façon assez particulière avec plein de gel, grands sourcils foncés, belles fesses, beaux yeux particulièrement expressifs et pleins de sympathie. Très sexy le gars.... J'étais en couple et à ce moment là j'avais pas besoin d'autre chose donc ça restait un espèce de fantasme.
Des mois ont passé avant que je lui parle. À ce moment j'étais redevenu célibataire. J'ai pas un souvenir très clair des circonstances de notre première nuit ensemble, mais je me souviens qu'on s'est ramassés chez-moi et que ça a été torride. À partir de ce moment on se voyait assez régulièrement. Malheureusement la relation n'a duré que quelques mois. En fait je ne sait même pas si elle avait vraiment commencé officiellement, il y avait beaucoup de non-dit, ça se vivait dans le moment présent et on avait pas besoin d'en discuter, c'était « de facto ». Cette « relation » donc, a fini abruptement, mais ce n''était pas ma décision.
Nous avons été des mois sans se parler et sans se voir, peut-être même un an, je perd la notion du temps. Le milieu étant ce qu'il est, c'est-à-dire très petit, nous nous sommes revus par hasard ici et là sur la rue ou dans les bars, et avons recommencé à discuter et se voir pour finalement devenir de très bons amis. Comme j'habitais le village, à proximité de l'action, je l'invitais souvent à dormir chez-moi à la fermeture et on finissait souvent par baiser. Donc pendant très longtemps on baisait sans attente, juste pour le plaisir comme ça, des fois je rencontrais un gars alors X ne venait pas chez moi, d'autre fois il rencontrait de son côté et je rentrais seul. « No questions asked ». C'était mon «best friend» pour sortir et ça a duré très longtemps... on a eu du gros fun noir. C'est pendant cette période que nous avons forgé les bases de notre profonde amitié. Amitié qui est devenue si importante pour moi qu'un jour je lui ai dit que je ne voulais plus baiser avec lui. Il a mal réagi sur le coup mais avec le temps il a compris mes motivations. Sa présence était devenue tellement importante dans ma vie que je voulais que la ligne soit claire et qu'on ne bascule pas d'un côté ou de l'autre du spectre des sentiments.
Le temps a passé et X et moi avons continué à sortir dans les bars ensemble, et avoir une très grande complicité. C'est aussi à cette époque que ma vie a un peu dérapé et que j'ai eu certains comportements autodestructeurs. Cette période sombre de ma vie a duré plusieurs années a été très difficile. X a toujours été là pour moi, à sa façon, et à pleins de niveaux. Je lui suis d'ailleurs encore redevable de plein de choses et un jour je vais faire amende honorable.
Ces épreuves de la vie nous on un peu éloignés l'un de l'autre... on se voyait moins souvent et il s'est fait un copain qu'il a fréquenté pendant plusieurs années. On se voyait certes à l'occasion, mais beaucoup moins qu'avant. Heureusement, on a toujours gardé contact et son copain est également devenu un bon ami pour qui j'ai beaucoup d'affection.
Ces années ont été ponctuées de grandes périodes de « silence », que moi et X appelons affectueusement « sa bulle ». J'ai eu de la difficulté à comprendre ses silences et j'en ai longtemps souffert. Ce que j'ai compris au fil du temps c'est que X est un des êtres les plus sensibles que je puisse connaître. Lorsqu'il ne peut pas être là à 100% parce qu'il vit des choses difficiles, ou s'il a peur de blesser ou de faire de la peine, il coupe les ponts. Aujourd'hui je suis capable de comprendre tout ça et je ne m'en fait pas plus. Je laisse le temps passer et on se retrouve toujours. Je respecte sa « bulle » même si des fois j'aimerais lui faire péter en pleine face.
X a vécu des deuils très importants dans les dernières années. Il a perdu son père, qui est une grande source d'inspiration et de motivation pour lui. Il est très axé sur la famille, le respect, les valeur traditionnelles. Il ne me l'a jamais avoué mais X a toujours cherché l'approbation et l'aval de son père, étant le seul fils de la famille (il a 3 soeurs). Je suis persuadé que son père est très fier de lui.
Dans un deuxième temps, X a eu à faire le deuil d'une relation a amoureuse qui a été je pense assez intense qui a duré 1 an. Pendant cette année je n'ai pas beaucoup vu X, il m'a un peu négligé. Il m'a avoué se sentir mal de ça mais je ne lui en veux pas. Je comprends qu'il avait probablement besoin de s'investir dans une relation de couple et qu'il y mettait toutes ces énergies. Peut-être tirait-il une telle satisfaction de ce « cocooning » qu'il ne sentait plus le besoin d'en sortir. Bref quand cette relation s'est terminée brusquement en mai il y a 2 ans, X était effondré et je ne l'ai jamais vu comme ça. Comment consoler son meilleur ami ? Lui dire de regarder vers l'avant ? Essayer d'être positif ? Difficile de consoler un coeur brisé sans dénigrer la valeur de la relation, mais essayer de lui faire voir que la vie continue, qu'il y a autre chose, qu'il y a une suite... J'ai très souffert de le voir brisé comme ça, impuissant, sinon d'être présent au besoin et lui dire souvent que j'étais là pour lui, l'écouter. Je pense qu'il a fait une grosse introspection sur sa vie et qu'il a pris certaines décisions qui l'ont aidé à s'en sortir.
X a rencontré depuis peu un nouveau copain ma foi super cute et ils ont l'air vraiment ensemble, même si je ne le connais pas encore beaucoup, il m'est assez sympatique ! C'est d'ailleurs avec lui qu'il s'est envolé pour Cuba hier matin !
X est mon âme soeur. Je le sent très près de moi même quand il est loin. Je serai toujours là pour lui.
Alors voilà cher journal l'histoire de mon beau X qui s'est probablement reconnu. Donc si tu le permet, je vais m'adresser à X directement !
X, te souviens-tu de nos soirées au Stud ou il était carrément impossible de te faire sortir de la place avant que le gérant nous crisse dehors ? Comme si tu allais mourir le lendemain et que tu voulais profiter de toutes les minutes ? Tu voulais que ca finisse jamais...
Nos nuits passées à bavasser au Club Sandwich jusqu'au lever du soleil avec des baises potentielles qui désespéraient de ne pas partir du resto ?
La fois ou on a commencé à baiser dans le salon de façon sauvage avec nos grosses bottes de cuir ? 10 ans plus tard, mon coloc de l'époque me parle encore de cette nuit ! Il se plaignait qu'on l'avait réveillé, mais récemment il m'a avoué qu'il essayait secrètement de nous épier... le cochon !
Notre voyage au camping Plein-Bois... quand je t'ai abandonné sur le bord de la piscine pour aller faire du nudisme dans le bois ? En passant je suis parti 2 heures, et pas la journée au complet comme tu le prétend ! Tu me le reproche encore !
La nuit du 1er janvier 2000 ? Tu étais venu me chercher au travail le matin et on a jamais été capable de se faire servir un café au resto après des heures d'attente !
La soirée chez toi lors de tes 40 ans ? C'est à cette occasion que j'ai rencontré ta famille !
Ton triple déménagement Ville St-Laurent – Longueuil – Ahuntsic qui a commencé à 8 heures le soir et qui a fini a 6 heures du matin et que t'as même pas payé la pizza !
Notre journée au chalet de ta soeur ?
Il y a une tonne de petites anecdotes comme ça, j'ai noté celles qui me viennent à l'esprit.
Je suis nostalgique ce matin en passant à tout ça... j'ai hâte de te revoir...
Bon voyage... Adieu ! À bientôt ! Je t'aime !
Éric
xxx
vendredi 15 janvier 2010
Mea Culpa
Je travaille dans un domaine dans lequel chaque jour je parle à des gens nouvellement arrivés au Canada ou qui essaient désespérément d'y arriver. D'autres sont ici et essaient de ne pas être déportés. Certains autres essaient de se réunir avec leur famille. Difficiles histoires humaines dont je suis témoin régulièrement, quotidiennement. Après 4 années dans ce travail, je fait le constat ces jours-ci que je me suis formé une certaine carapace qui fait en sorte que je me suis désensibilisé au malheur des autres.
Certes il est normal de me protéger afin de pouvoir faire mon travail et pouvoir prendre le prochain appel sans trop être affecté par l'appel précédent. Histoire de survivre. Histoire de pouvoir dormir le soir. Hors je constate que je suis allé un peu trop loin là-dedans.
Hier, suite au tremblement de terre en Haiti, et comme j'ai plusieurs collègues d'origine haitienne, j'ai vu dans leur yeux la peur, l'inquiétude, l'anxiété de ne pas savoir ce qui arrivait avec les membres de leurs familles. Certains n'ont pas pu faire leur travail, j'en ai même vu pleurer.
Je pense que ce matin je vais ouvrir mon coeur un peu plus aux clients qui vont m'appeler... je pense que je vais avoir un ton un peu plus compatissant et essayer surtout de me souvenir de ce petit mea culpa de cette semaine.
jeudi 14 janvier 2010
Rêve et parabole
J'ai l'impression de marcher dans le désert depuis des années, le soleil a brûlé ma peau, ma voix a changé, ma barbe a poussé, j'ai deux pouces de corne sous les pieds, le sable, le sable, les dunes, les dunes, la soif, j'ai soif.... Soudain, apparaissent une série de taches floues à l'horizon, j'augmente péniblement la cadence, de peine et de misère, la bouche et la gorge sèches, la respiration sifflante, mal aux jambes.. je suis boiteux. Plus j'avance, plus les formes se dessinent, se font plus précises... ça ressemble à de la verdure... un oasis !!! Oui oui, je vois des arbres, des oiseaux, des formes qui semblent être des animaux... enfin de l'eau, enfin de l'ombre... enfin de la fraicheur, enfin un fruit à me mettre sous la dent, une fleur à cueillir.... enfin un fin duvet sur lequel je puisse dormir... je court, je court, trainant ma jambe sur le côté... j'étouffe... je dois y arriver... pourvu que ça ne soit pas un mirage, non pas un mirage, pas un mirage... pas encore des années à parcourir le désert... je n'y survivrai pas, je n'y arriverai pas... j'approche... j'approche... est-ce vrai ? Est-ce une illusion... ? encore quelques dizaines de mètres... oui j'y suis presque...
mardi 12 janvier 2010
Sugar Mommy ?
Mme Robinson, 60 ans, députée et épouse du premier ministre de l'Irlande du Nord, Peter Robinson, est éclaboussée par un scandale hors proportion : la dame s'est envoyée en l'air avec un jeune homme de 19 ans pendant 2 ans.
Pendant cette relation, Mme Robinson a aidé financièrement le jeune homme ( environ 100,000 $ ), montant qu'elle lui réclame maintenant que la relation est terminée.
Cette histoire fait la une de tous les journaux européens et le scandale a forcé Monsieur le Premier Ministre à se "retirer temporairement" de son poste pendant 6 semaines, histoire de laisser la poussière retomber.
Le plus saugrenu dans cette histoire, c'est que Mme Robinson est réputée ultra-conservatrice et qu'elle s'est prononcée souvent et publiquement contre l'adultère, l'avortement et l'homosexualité ( qui lui donne des nausées apparemment ).
Elle affirme qu'elle veut récupérer les 100,000$ du jeune homme afin de verser cette somme à son église.
Doit-on en rire ou en pleurer ?
lundi 11 janvier 2010
Réaction à une lettre d'opinion intitulée « Un plan de lutte contre l'homophobie méprisant pour la population »
Je m'adresse ici aux auteurs de cette lettre d'opinion ; John White, Gérard Lévesque, Charles Cauchy, Maurice Cormier, professeurs de philosophie à la retraite (il est à noter qu'étrangement aucune femme n'a signé ce texte).
Messieurs,
J'ai été estomaqué de lire votre article propageant des idées rétrogrades et fausses qui cachent une très mauvaise compréhension de l'homosexualité et de certaines questions relatives à celle-ci. J'ajoute que plusieurs de vos propos sont méprisants.
J'ai choisi quelques propositions tirées de votre texte que je vais commenter :
Vous affirmez que « la majorité de la population, en tout lieu et de toute époque, a été en désaccord avec l'homosexualité ».
Ce qu'il faut comprendre de ce propos, c'est que si tout le monde, ou du moins la grande majorité, est en désaccord avec l'homosexualité, c'est qu'il a raison ! J'aimerais souligner aux auteurs que pendant très longtemps la majorité du monde croyait fermement que la Terre était plate et qu'elle était au centre de l'Univers. Des scientifiques, à force d'hypothèses, d'observation, d'analyse et de publications ont prouvé le contraire. Aujourd'hui, si quelqu'un affirmait que la Terre était plate, il serait ridiculisé et taxé d'ignorance. Au même titre, l'acceptation de l'homosexualité est en évolution et constante progression de jour en jour. J'en tiens pour preuve le fait que de plus en plus de démocraties ont légiféré en ce sens ou débattent actuellement en vue de le faire. C'est d'ailleurs le rôle d'une démocratie de protéger les groupes minoritaires et vulnérables, même à l'encontre de la majorité bien pensante.
J'ai choisi quelques propositions tirées de votre texte que je vais commenter :
Vous affirmez que « la majorité de la population, en tout lieu et de toute époque, a été en désaccord avec l'homosexualité ».
Ce qu'il faut comprendre de ce propos, c'est que si tout le monde, ou du moins la grande majorité, est en désaccord avec l'homosexualité, c'est qu'il a raison ! J'aimerais souligner aux auteurs que pendant très longtemps la majorité du monde croyait fermement que la Terre était plate et qu'elle était au centre de l'Univers. Des scientifiques, à force d'hypothèses, d'observation, d'analyse et de publications ont prouvé le contraire. Aujourd'hui, si quelqu'un affirmait que la Terre était plate, il serait ridiculisé et taxé d'ignorance. Au même titre, l'acceptation de l'homosexualité est en évolution et constante progression de jour en jour. J'en tiens pour preuve le fait que de plus en plus de démocraties ont légiféré en ce sens ou débattent actuellement en vue de le faire. C'est d'ailleurs le rôle d'une démocratie de protéger les groupes minoritaires et vulnérables, même à l'encontre de la majorité bien pensante.
L'homosexualité a longtemps été qualifiée de « déviance » et de « maladie ». Hors, depuis maintenant quelques décennies, cette idée a été balayée par toutes les autorités médicales compétentes et les corps professionnels de psychiatrie. L'homosexualité n'est pas une déviance ni une maladie. Une proportion de la population est attirée par les gens du même sexe, et cette proportion est à peu près toujours la même, c'est un fait ! Ce n'est pas une « mode », ce n'est pas un « choix », c'est comme ça. C'est comme la loi de la gravité, il faut faire avec.
Tous érudits que vous êtes, je vous recommande de vous documenter un peu sur le sujet et de vous mettre à jour avant de lancer des affirmations de cette nature.
Vous semblez vous offusquer que la communauté homosexuelle cherche à faire valoir que les couples de même sexe sont égaux aux couples hétérosexuels.
En effet, une relation amoureuse entre deux personnes de même sexe n'a pas plus, ni moins de valeur qu'une relation entre deux personnes de sexe opposé. Deux êtres qui s'aiment, c'est beau et c'est noble. Qui donc êtes-vous être pour hiérarchiser l'amour ? Pourquoi tenez-vous tant à ce que les couples hétérosexuels aient plus de « valeur » que les couples homosexuels ? Je pense que c'est de la peur et de l'ignorance. Ce qui n'est pas normal, c'est de se sentir « menacé » par les homosexuels. Je vais d'ailleurs revenir sur ce point un peu plus loin.
Vous écrivez « Pour quelle raison le raisonnement de la majorité serait sans valeur, mais celui de la minorité devrait servir de norme » ?
Le raisonnement de la majorité n'est pas sans valeur, mais sur certaines idées elle n'est pas en phase avec la réalité, parce qu'il n'est pas toujours éclairé et est fortement influencé par des valeurs religieuses ou morales rétrogrades et archaïques réconfortantes pour « Monsieur et Madame Tout-le-monde »... C'est bien de penser que tout le monde est pareil et tout ce qui n'est pas pareil n'est pas normal.
Vous semblez vous offusquer que la communauté homosexuelle cherche à faire valoir que les couples de même sexe sont égaux aux couples hétérosexuels.
En effet, une relation amoureuse entre deux personnes de même sexe n'a pas plus, ni moins de valeur qu'une relation entre deux personnes de sexe opposé. Deux êtres qui s'aiment, c'est beau et c'est noble. Qui donc êtes-vous être pour hiérarchiser l'amour ? Pourquoi tenez-vous tant à ce que les couples hétérosexuels aient plus de « valeur » que les couples homosexuels ? Je pense que c'est de la peur et de l'ignorance. Ce qui n'est pas normal, c'est de se sentir « menacé » par les homosexuels. Je vais d'ailleurs revenir sur ce point un peu plus loin.
Vous écrivez « Pour quelle raison le raisonnement de la majorité serait sans valeur, mais celui de la minorité devrait servir de norme » ?
Le raisonnement de la majorité n'est pas sans valeur, mais sur certaines idées elle n'est pas en phase avec la réalité, parce qu'il n'est pas toujours éclairé et est fortement influencé par des valeurs religieuses ou morales rétrogrades et archaïques réconfortantes pour « Monsieur et Madame Tout-le-monde »... C'est bien de penser que tout le monde est pareil et tout ce qui n'est pas pareil n'est pas normal.
Clin d'oeil : En 1960, tout le monde pensait que la consommation de cigarette n'avait rien de nocif pour la santé et l'idée de fumée secondaire n'existait même pas... la majorité des médecins fumaient... alors les connaissances évoluent et les idées aussi... !
Votre meilleure : « Le manque de respect envers les homosexuels est inacceptable, le manque de respect des homosexuels envers la relation homme-femme que privilégie l'ensemble de la population l'est tout autant ».
Qui donc manque de respect pour la relation homme-femme ? Les homosexuels ? En quoi la communauté gaie manque-t-elle de respect pour la relation homme-femme ? En quoi préférer les gens du même sexe signifie un manque de respect pour la relation homme-femme ? C'est totalement ridicule et non-fondé. Nous somme tous issus d'une relation homme-femme ! Je constate que les gens comme vous qui véhiculez ce genre d'idée semblez vous sentir menacés par les homosexuels... pourquoi ? En quoi la légitimité de votre relation homme-femme est telle atteinte ? De quoi avez-vous peur ? Pourquoi ne voulez-vous pas que nous ayons les mêmes droits et privilèges que vous ? Qu'est-ce que ca vous enlève à vous que je puisse aimer, vivre en couple, me marier, avoir une vie comme tout le monde ? Je paie mes impôts, et même plus que vous d'ailleurs, donc j'ai les mêmes droits que vous, et vous n'avez malheureusement rien à dire.
Votre conclusion : « Refuser d'attribuer à l'orientation homme-femme les titres d'orientation normale et d'orientation la meilleure, c'est la priver injustement de la dignité qui lui revient de droit. C'est donc de l'hétérophobie ».
Donc si je comprends bien vous jugez que l'orientation homme-femme est l'orientation la meilleure ? En quoi est-elle meilleure ? Parce-que vous faites des enfants ? Parce que c'est la vôtre ? Encore une fois il est clair que votre point de vue est motivé par la peur de la différence et votre propre insécurité. Hétérophobie ? C'est du délire ! Présentez-moi une personne qui a perdu un emploi, qui s'est fait harcelé ou stigmatisé parce qu'il était hétérosexuel... vous vivez sur quelle planète au juste ?
Sachez qu'il existe plusieurs façons de contribuer au développement, au progrès et au bien-être de la société et qu'un discours comme le vôtre est réducteur, négatif et destructeur. Je pense que tout le monde a sa place.
Si je prend ma place, je prend la mienne, pas la vôtre. Je ne tiens pas à avoir votre place, je ne saurait pas quoi en faire d'ailleurs ! Alors soyez tranquilles... vous pouvez vivre votre « normalité » en toute quiétude... personne n'ira attaquer votre « légitimité », mais laissez-moi ma place à moi... dans le fond, l'homophobie, en résumé, c'est tout ce que vous faites ou dites pour m'empêcher de prendre ma place... aussi simple que ca !
Pour voir l'article original : http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/201001/06/01-936674-un-plan-de-lutte-contre-lhomophobie-meprisant-pour-la-population.php
EGX71
Votre meilleure : « Le manque de respect envers les homosexuels est inacceptable, le manque de respect des homosexuels envers la relation homme-femme que privilégie l'ensemble de la population l'est tout autant ».
Qui donc manque de respect pour la relation homme-femme ? Les homosexuels ? En quoi la communauté gaie manque-t-elle de respect pour la relation homme-femme ? En quoi préférer les gens du même sexe signifie un manque de respect pour la relation homme-femme ? C'est totalement ridicule et non-fondé. Nous somme tous issus d'une relation homme-femme ! Je constate que les gens comme vous qui véhiculez ce genre d'idée semblez vous sentir menacés par les homosexuels... pourquoi ? En quoi la légitimité de votre relation homme-femme est telle atteinte ? De quoi avez-vous peur ? Pourquoi ne voulez-vous pas que nous ayons les mêmes droits et privilèges que vous ? Qu'est-ce que ca vous enlève à vous que je puisse aimer, vivre en couple, me marier, avoir une vie comme tout le monde ? Je paie mes impôts, et même plus que vous d'ailleurs, donc j'ai les mêmes droits que vous, et vous n'avez malheureusement rien à dire.
Votre conclusion : « Refuser d'attribuer à l'orientation homme-femme les titres d'orientation normale et d'orientation la meilleure, c'est la priver injustement de la dignité qui lui revient de droit. C'est donc de l'hétérophobie ».
Donc si je comprends bien vous jugez que l'orientation homme-femme est l'orientation la meilleure ? En quoi est-elle meilleure ? Parce-que vous faites des enfants ? Parce que c'est la vôtre ? Encore une fois il est clair que votre point de vue est motivé par la peur de la différence et votre propre insécurité. Hétérophobie ? C'est du délire ! Présentez-moi une personne qui a perdu un emploi, qui s'est fait harcelé ou stigmatisé parce qu'il était hétérosexuel... vous vivez sur quelle planète au juste ?
Sachez qu'il existe plusieurs façons de contribuer au développement, au progrès et au bien-être de la société et qu'un discours comme le vôtre est réducteur, négatif et destructeur. Je pense que tout le monde a sa place.
Si je prend ma place, je prend la mienne, pas la vôtre. Je ne tiens pas à avoir votre place, je ne saurait pas quoi en faire d'ailleurs ! Alors soyez tranquilles... vous pouvez vivre votre « normalité » en toute quiétude... personne n'ira attaquer votre « légitimité », mais laissez-moi ma place à moi... dans le fond, l'homophobie, en résumé, c'est tout ce que vous faites ou dites pour m'empêcher de prendre ma place... aussi simple que ca !
Pour voir l'article original : http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/201001/06/01-936674-un-plan-de-lutte-contre-lhomophobie-meprisant-pour-la-population.php
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